Christophe Alévêque plante ses banderilles dans l’échine du système. C’est sa façon à lui d’appuyer là où ça fait mal,
histoire de percer les furoncles de cette si charmante société. Il aime pointer du doigt ce qui cloche dans ce monde
sans pour autant verser dans le sérieux. Loin de se prendre pour un justicier masqué ( il est incapable de respirer
sous un masque), il endosse un déguisement de Super Rebelle, il balance quelques pincées de poil à gratter avant de
s’écrouler tel un dandy blasé dans l’absurdité de nos vies. Là, plutôt que de s’endormir, il chante pour oublier, pour
harmoniser sa colère. Il a peur de la nature humaine, des enfants qui grandissent mal, du sexe qui ne s’assume
plus…Tout lui est bon pour moquer nos travers, tel un petit diable qui ricane devant l’angélisme ambiant. Et puis il y a
l’actualité décidément généreuse avec les humoristes. Au lieu de s’assoupir devant son poste de télévision, le gaillard
s’ingénie à décrypter le zapping permanent et le jargon médiatique servis quotidiennement. Son ironie fait mouche,
preuve qu’on peut rire les yeux grands ouverts.
Après des débuts dans le café-théâtre Christophe Alévêque se fait remarquer en 2002 avec